
Le denosumab
Un anticorps monoclonal humain qui empêche l’interaction entre le récepteur RANK et son ligand RANKL.
Le dénosumab constitue un traitement de l’ostéoporose appartenant à une catégorie appelée anticorps monoclonaux humains qui empêche l’interaction entre le récepteur RANK et son ligand RANKL et inhibe ainsi la formation des ostéoclastes. Le dénosumab est le premier traitement approuvé par Santé Canada issu de cette catégorie.
Juillet 2019 : En vigueur le 1er juillet 2019, le denosumab (Prolia®) a été inscrit à la liste de médicaments de la Nouvelle-Écosse – le Nova Scotia Formulary – comme traitement de l’ostéoporose chez les femmes post-ménopausées et les hommes qui répondent aux critères suivants :
- Qui présentent une contre-indication aux bisphosphonates oraux ET
- Un risque élevé de fracture* OU qui ont subi une fracture de fragilisation ou souffrent d’un déclin de la densité minérale osseuse malgré avoir suivi d’autres thérapies contre l’ostéoporose pendant un an OU qui ont une intolérance à d’autres thérapies de l’ostéoporose disponibles.
*Un risque élevé de fracture se définit comme étant un risque « modéré » selon CAROC (l’Association canadienne des radiologistes et Ostéoporose Canada) ou l’outil d’évaluation du risque de fracture FRAX accompagné, en plus, d’une fracture de fragilisation antérieure OU un risque élevé tel que déterminé par CAROC ou FRAX.
Mars 2018 : Le denosumab (Prolia®), qui est couvert par les régimes d’assurance-médicaments provinciaux suivants – Saskatchewan Formulary, le Plan de médicaments sur ordonnance du Nouveau-Brunswick (PMNOB), le Programme de médicaments de l’Ontario et Alberta Health – est maintenant autorisé pour inclure les hommes. Le médicament est couvert dans la mesure où les hommes répondent à des critères similaires à ceux des femmes post-ménopausées, soit : risque élevé de fracture, contre-indication à l’usage de bisphosponates oraux et échec d’autres thérapies contre l’ostéoporose. En Saskatchewan, Prolia® est aussi couvert pour les patients présentant un risque modéré ou élevé s’ils sont soit : un homme suivant un traitement antiandrogénique en raison d’un cancer de la prostate ou une femme utilisant un inhibiteur d’aromatase comme traitement du cancer du sein. Depuis 2017, les hommes sont couverts par le régime BC Pharmacare de la Colombie-Britannique.
Autres nouvelles sur Prolia® : Santé Canada a autorisé une nouvelle indication pour le médicament denosumab (Prolia®) : Pour accroître la masse osseuse pour le traitement et la prévention de l’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes chez les femmes et les hommes présentant un risque élevé de fracture.
QUEL EST LE MODE D’ACTION DU DÉNOSUMAB?
Le dénosumab est un inhibiteur du ligand RANK qui empêche la croissance et l’activation des ostéoclastes (les cellules qui détruisent les os).
À QUEL POINT LE DÉNOSUMAB EST-IL EFFICACE?
CHEZ QUI LE DÉNOSUMAB EST-IL INDIQUÉ?
Le dénosumab peut être prescrit pour réduire le risque de fractures chez les femmes postménopausées atteintes d’ostéoporose et chez les hommes atteints d’ostéoporose présentant un risque élevé de fractures.
Le dénosumab est également indiqué comme traitement visant à augmenter la masse osseuse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate non métastatique qui suivent un traitement antiandrogénique (ADT) et qui présentent un risque élevé de fractures, ainsi que comme traitement visant à augmenter la masse osseuse chez les femmes atteintes d’un cancer du sein non métastatique qui suivent un traitement adjuvant par inhibiteur de l’aromatase (IA) et qui présentent une faible masse osseuse et un risque élevé de fractures.
COMMENT LE DÉNOSUMAB EST-IL ADMINISTRÉ?
LE DÉNOSUMAB ENTRAÎNE-T-IL DES EFFETS SECONDAIRES?
Ce médicament augmente légèrement le risque de cellulite, une infection cutanée traitée par antibiotiques.
Dans de très rares cas, le dénosumab a été associé à une dégradation de l’os de la mâchoire (appelée ostéonécrose de la mâchoire) à la suite d’une intervention chirurgicale dentaire telle qu’une extraction de dents. De rares cas de fractures atypiques du fémur (cuisse) ont également été recensés avec la prise de dénosumab. Veuillez aviser votre médecin si vous ressentez une douleur à l’aine ou à la cuisse qui persiste pendant plusieurs semaines.
Il est très important de ne pas manquer, retarder ou interrompre les injections de dénosumab, sauf sur indication contraire de votre médecin. Le fait de manquer ou de retarder une injection de dénosumab peut entraîner une perte osseuse rapide et un risque de fractures vertébrales.